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Chiffres clés : ce que révèle le dernier baromètre de la consommation mode

Chiffres clés : ce que révèle le dernier baromètre de la consommation mode

Chaque année, l’industrie de l’habillement scrute ses indicateurs pour comprendre les évolutions, les ruptures et les nouveaux réflexes des Français face à la mode. Cette année encore, le baromètre de la consommation mode livre de nombreux chiffres révélateurs. Entre recherche de sens, adaptation du budget et adoption des tendances éthiques, quels sont les grands enseignements à retenir ?


Qui achète quoi ? Le profil des consommateurs en mutation

L’étude montre que les bouleversements ne se limitent pas à une question d’âge ou de genre. Les habitudes diffèrent selon la génération, les moyens financiers et la sensibilité aux enjeux environnementaux.

  • Les moins de 30 ans restent les plus fervents consommateurs : 80 % ont acheté au moins un vêtement ou accessoire durant les 12 derniers mois. Ils privilégient la diversité, testent les nouvelles marques et adoptent rapidement les tendances.
  • Les 30-45 ans se montrent plus sélectifs. Leur budget alloué à la mode diminue (-12 % par rapport à 2022) mais ils recherchent davantage la qualité et la durabilité.
  • Les plus de 60 ans consacrent toujours une part significative de leurs dépenses à l’habillement, avec un attachement marqué pour les magasins physiques (+40 % d’achats en boutique contre 25 % en ligne).
  • Femmes et hommes convergent : plus d’un tiers des hommes déclarent suivre l’actualité des marques et prendre en compte l’origine des vêtements. Le taux a doublé en cinq ans.

À travers ces profils, on saisit le glissement progressif : la mode ne se vit plus comme un automatisme mais comme un choix pesé.


Budget et arbitrages : vers une consommation plus réfléchie

Le contexte inflationniste a bouleversé les arbitrages : 65 % des Français affirment avoir freiné leurs achats de vêtements en 2023, tous canaux confondus. Toutefois, la mode demeure un poste de dépenses important.

  • Budget vestimentaire moyen (tous âges confondus) : 408 euros par an, contre 452 euros il y a deux ans.
  • Fréquence d’achat en baisse : 4,2 pièces par trimestre, soit près d’une pièce de moins par rapport à 2021.
  • Moins d’achats d’impulsion : 53 % des répondants déclarent « planifier » leurs achats (soldes, promotions, achat ciblé), contre 44 % en 2019.
  • Montée de la “wish-list”: davantage de personnes attendent d’avoir identifié le besoin ou le coup de cœur pour passer à l’acte.

Cette rationalisation ne signifie pas moins d’envie : le budget se déplace vers des « pièces coups de cœur », souvent plus chères, et l’achat est mûri, voire scénarisé. 


L’essor de la mode responsable : cap sur l’éthique et la seconde main

L’un des points clefs du baromètre concerne l’inflexion majeure des comportements vers une consommation plus responsable. La dimension environnementale a gagné toute la société.

  • 57 % des consommateurs disent privilégier désormais les marques engagées (labels bio, circuits courts, production européenne…), contre 41 % il y a trois ans.
  • La seconde main séduit : plus d’un acheteur sur deux (49 %) a acheté dans une friperie, un vide-dressing en ligne ou troqué via une application (Vinted, Leboncoin). Le marché de la seconde main affiche une progression de +28 % sur un an.
  • Matières et fabrication : 38 % regardent l’étiquette – avec une préférence nette pour le coton bio, le lin français et les vêtements fabriqués en Europe.
  • L’upcycling progresse : 12 % ont déjà acheté une pièce upcyclée (coupée ou transformée), une tendance en particulier chez les moins de 25 ans.

La mode s’invite donc dans la responsabilité citoyenne ; les consommateurs deviennent acteurs d’une transition éthique.


L’omniprésence du digital : achats, inspiration et influence

La digitalisation du secteur s’est encore accentuée. Les parcours d’achat et les sources d’inspiration sont massivement en ligne.

  • 61 % des achats de mode se font, tout ou partie, sur internet. Amazon, Zalando, Vinted et les sites des grandes enseignes françaises sont les plateformes de prédilection.
  • Les réseaux sociaux s’affirment comme moteur d’achat et de prescription : plus de la moitié des 18-35 ans ont déjà acheté sous l’influence d’un post Instagram, d’une « haul vidéo » ou d’un créateur TikTok.
  • La “social fashion” : 19 % des répondants déclarent s’être inspirés d'un look vu sur les réseaux pour recomposer leur garde-robe.
  • La digitalisation ne rime pas toujours avec rapidité : 43 % des acheteurs déclarent prendre plus de temps à consulter, comparer et lire des avis avant d’acheter en ligne.

Le magasin physique résiste, mais souvent comme lieu d’essayage ou de découverte, avant achat en ligne – phénomène du « showrooming ».


Quelles tendances shopping ? Les nouvelles priorités du dressing

En décortiquant les catégories de produits plébiscitées, le baromètre met aussi en lumière les évolutions stylistiques :

  • Basiques renouvelés : t-shirts unis, chemises blanches, jeans coupe droite figurent toujours dans le top 5 des achats.
  • Les accessoires (sacs, foulards, ceintures) connaissent une croissance de +16 % en volume : ils permettent de rafraîchir une tenue sans tout renouveler.
  • La mode “slow” : 44 % déclarent préférer acheter moins mais mieux, et attendent une plus grande durabilité des vêtements.
  • Couleurs et imprimés : après deux années de sobriété, le retour des teintes vitaminées (jaune, vert, corail) et des motifs fleuris/bandana.
  • Unisexe et inclusif : vestes oversized, pantalons amples, coupes fluides séduisent tous genres confondus.

Le dressing de 2024 s’oriente ainsi vers un mix actionnable : classiques adaptables, touches originales, et accessoires bien sentis.


Conclusion : vers une mode choisie, raisonnée et inspirante

Le dernier baromètre dessine les contours d’un consommateur de mode plus averti, beaucoup plus attentif à ce qu’il achète, et désireux d’exprimer son identité tout en veillant à l’impact social et environnemental de ses choix. Qualité, durabilité, transparence et digitalisation continueront de modeler le secteur dans les prochaines années.

Chez ellefashion.fr, nous croyons que cette évolution n’est pas synonyme de frustration, mais au contraire d'inspiration : il s’agit de se construire une garde-robe unique, compatible avec ses valeurs et ses moyens, à travers des arbitrages de plus en plus éclairés. Mode, shopping et responsabilité forment désormais un trio incontournable pour bâtir la silhouette de demain.

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